Vagues de gel, grêle, inondations, sécheresses… Campagne après campagne, les aléas climatiques se succèdent, se répètent, dans telle région européenne ou telle autre l’année suivante, et il n’y a quasiment plus de prévisions de récoltes « normales », c’est-à-dire au potentiel des pays producteurs en Europe. Or, les aléas climatiques laissent des traces. Couplés aux fluctuations des marchés et à certaines difficultés techniques à produire comme en abricot, elles entraînent une érosion lancinante du verger de fruits à noyau, avec une hétérogénéité selon les terroirs de production. Pourtant, la famille des fruits à noyau est la cinquième famille de fruits la plus consommée en Europe, avec en moyenne 8,32 kg/personne/an*. Comment continuer à se projeter pour limiter tout risque de décrochage ? Comment renouveler le verger, avec quelles espèces et quelles variétés, face à la nouvelle donne climatique et réglementaire ? Peut-on se doter d’une vraie ambition européenne en matière de production de fruits à noyau ?